Asthme, respiration et orthodontie
L’asthme est une maladie respiratoire chronique fréquente, qui concerne environ 5 à 10 % de la population. Certaines personnes peuvent en souffrir sans le savoir.
L’asthme atteint principalement les bronches. Il est toutefois souvent associé à une rhinite allergique ou à une obstruction nasale pouvant favoriser une respiration buccale chronique.
Chez l’enfant, une respiration nasale insuffisante peut perturber l’équilibre des fonctions orofaciales et contribuer à certaines anomalies de croissance des mâchoires et de position des dents.
La prise en charge médicale des troubles respiratoires et de l’obstruction nasale peut donc contribuer au bon déroulement du traitement orthodontique et à la stabilité de ses résultats.
Quels signes doivent vous alerter ?
Plusieurs symptômes peuvent évoquer un asthme :
- une sensation d’oppression dans la poitrine ;
- une toux sèche ou persistante, notamment la nuit, au réveil ou lors d’un effort ;
- une respiration sifflante ;
- un essoufflement inhabituel ;
- des épisodes respiratoires qui se répètent.
Une toux ou une gêne respiratoire déclenchée par un effort, un changement brutal de température, la présence d’animaux, la poussière, la pollution ou les pollens doivent également attirer l’attention. Il peut s’agir d’un asthme et non d’un simple refroidissement.
Le débitmètre de pointe : un premier indicateur
La mesure du débit expiratoire de pointe, également appelée DEP ou « peak flow », peut fournir une première indication sur le fonctionnement des bronches.
Le débitmètre de pointe est un petit appareil muni d’un embout buccal et d’un curseur. Après une inspiration profonde, la personne souffle dans l’appareil aussi vite et aussi fort que possible. Le résultat indique la vitesse maximale à laquelle l’air peut être expulsé des poumons.
En cas d’obstruction des bronches, cette valeur peut être diminuée. Cependant, un résultat normal n’exclut pas un asthme et une valeur basse ne suffit pas, à elle seule, à établir le diagnostic.
Simple, rapide et indolore, cette mesure doit être interprétée par un professionnel de santé. En cas de symptômes évocateurs, un bilan médical est nécessaire.
Comment le diagnostic est-il établi ?
Le diagnostic repose sur l’interrogatoire, l’examen clinique et, le plus souvent, une exploration fonctionnelle respiratoire, notamment une spirométrie.
L’asthme provoque une inflammation chronique des bronches et une obstruction variable du passage de l’air. Cette obstruction est généralement réversible, spontanément ou sous l’effet d’un médicament bronchodilatateur.
Lors de l’examen, une première spirométrie peut être réalisée avant l’inhalation du bronchodilatateur, puis une seconde après son administration. Une amélioration significative de certains paramètres respiratoires, notamment du volume expiratoire maximal par seconde — le VEMS — peut contribuer à confirmer le diagnostic.
Nos conseils
Le débitmètre de pointe peut également être utilisé à domicile, sur recommandation du médecin, pour surveiller un asthme déjà diagnostiqué.
Il peut notamment aider à :
- suivre l’évolution de la fonction respiratoire ;
- repérer une aggravation avant l’apparition d’une crise importante ;
- évaluer l’efficacité du traitement ;
- identifier certains facteurs déclenchants : poussière, acariens, pollens, animaux, air froid, pollution ou environnement professionnel.
Le débitmètre de pointe ne remplace toutefois ni le suivi médical ni le traitement prescrit. En cas de gêne respiratoire importante, de difficulté à parler, d’aggravation rapide ou d’inefficacité du traitement de secours, une prise en charge médicale urgente est nécessaire.
